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Eldoradio - La chronique de Philippe Sage - Podcast

Comme On Kiffe Grave Sur Flash FM

2009_Flash_FM_LimogesJ’peux faire mon vieux ? .. Non parce que la région, j’la connais, vois-tu (t’as remarqué ? J’écris comme Bruel ses chansons avec plein de « j’peux », «  j’la » ou autres « j’te l’dis quand même » - trop cool non ?) !
Je l’ai écumé en long, en large, en travers, ce territoire. C’qu’on s’ennuyait, à Limoges dans les années 80 ... Un concert de Murray Head, un autre de Barclay James Harvest, parfois, quand il voulait bien, le groupe Téléphone, et basta ! ... Il aura fallu une équipe de basket, le CSP pour te réveiller cette cité qui roupillait copieux, dans la bruine, le gris et son maire inamovible.
Aussi, quelques groupes de rock ou assimilés, Quartier Louche notamment.
Et donc, mais sur le tard, je veux dire rapport à Lille, Reims, Bordeaux, Montpellier, des radios dites « libres ». Entre guillemets, car pour la plupart, et dès leur naissance, formatées comme des rates : ainsi Radio Porcelaine (devenue Nostalgie), Ariane FM (franchisée par Fun). Quand même des indociles, des qui veulent pas entrer dans le moule, devenir la NRJ de la Haute-Vienne, comme HPS (out) Radio Trouble-Fête (toujours vivante – or, donc, la doyenne) et, à un degré moindre, où j’y mets un bémol au carré, voire au cube : Limoges Fréquence Plus (anciennement sise Rue des Arènes).

Aujourd’hui, l’est terminé, le formatage. Tout est nickel. Bien propret. Si ce n’est – mais je l’ai dit – l’HPS qui résiste, et pis aussi, depuis 1987, Beaub’FM ; plus associatives et hors-format(s) que ces deux-là, c’est ardu.

Bref.

Cependant, la FM à Limoges se veut vivante, tonique et tout le bataclan, voulant se démarquer des « nationales », les réseaux parigots, à ce point vivante et tonique que de nouvelles voient le jour, telle Flash FM en 2002.
Située à quelques petits kilomètres de Limoges, précisément à Feytiat (donc non loin de feue Ariane FM) Flash, faut-il l’en croire, était, en 2009, « Première radio locale indépendante et première sur l’info ». On connaît le refrain, y date pas d’hier. J’attends toujours celle qu’osera se proclamer « première sur le café au lait avec deux sucres ».

Dans la séquence proposée (24 avril 2009) nous voici-voilà en compagnie de Morgane & Michael (deux prénoms jeunes pour les jeunes et toujours en place sur la grille à ce jour).
Il s’agit de la sacro-sainte « matinale » (l’affaire se nomme : L’appart ‘).

On notera, amusé, le liner décomplexé au ton « arthuresque ».
Ensuite de quoi, un sketch. Car, c’est bien connu, sur la bande FM, à Paris comme en province, le matin, place à la « déconne » !

Je vous laisse le découvrir, ledit sketch.

Juste dire que ça tient la route, oh oui, même que ça n’a rien à envier aux « natios ». Aux Cauet et consorts. C’est du même tonneau. Même ton, même tempo, avec, comme de bien entendu, la fille qui sert de faire-valoir à l’ « animateur-qu’est-rigolo », pouffant où et quand il faut.
Le gros kiff, quoi !



Les 20 Ans De Radio Campus

1969-La_radio_de_tous_ceux_qui_sont_sur_le_campusAnnappes, tu situes ? … Non, dis-tu ? … Normal, ça n’existe plus.

Pourtant c’est dans ce bourg du nord de la France qu’elle est née, Radio Campus.
C’est extraordinaire, non ?
C’te radio « pirate », or donc « illégale », aura survécu à tout, y compris à son village, Annappes, qui, le 25 février 1970, par fusion administrative deviendra : Villeneuve d’Ascq (aujourd’hui fleuron du basket féminin).

Oui, elle a tout passé, Campus, les descentes de police, de CRS, les autorités, tout ! Est-ce parce qu’elle n’était ni verte, ni rouge ? Est-ce parce qu’elle n’était qu’estudiantine ?
Pourtant, elle s’en défend ou démarque, ah non, malgré son nom de Campus, elle n’était pas, faut-il l’en croire, la radio des seuls étudiants, non, c’était juste et simplement une radio. Une amoureuse des Caroline et consorts.
Bref, une pionnière.

Campus est donc née de nulle part, un jour de printemps (1969) parce qu’un fou de radio, de bidouille (Christian Verwaerde) l’avait décidé. L’a bricolé un émetteur avec rien ou si peu. En farfouillant dans un vieux téléviseur. Véritable MacGyver avant l’heure … Et v’là qu’avec cet échafaudage de fortune, il arrose non un campus, mais un vrai champ de betteraves ... 20 mètres, pas plus !
En 1974, il émettait jusqu’à 4 gros kilomètres.
C’est frais, rock, spontané.

Pendant c’temps, à Paris, ça tangue, ça bouge, ça pirate copieux. Elles sont vertes, elles sont rouges, elles dérangent. Le monopole, Et vlan, c’est la chasse !
Campus se retrouve dans la nasse. Mais elle tient. Encore. Toujours … Oh, c’est pas une partie de plaisir – quoique ! – y’a des roulis, de la houle, faut savoir naviguer, déménager le bateau, l’émetteur, dans la seconde, seulement voilà, le pouvoir, le giscardien, y met le paquet, DST et tout le toutim, et ça y devient fort compliqué … 1977, c’est même plus de l’ordre du chat et de la souris, c’est le Far-West ! Campus, comme les vertes, les rouges, se fait indienne. C’est la guerre. Celle des ondes. Mais elle tient. Encore. Toujours. Et, hop-là, v’là qu’y rapplique, le sésame, autrement dit l’autorisation, et avec le Graal, la divine fréquence (1er octobre 1983).

Quand on passé tout « ça » et comment ! on peut le fêter. Haut et en couleur ! 20 ans (ici, en extraits) ! 1969/1989 !
Bravo les gars !
Z’avez gagné (notre respect) …



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