
4 heures. Paris endormi, Paris désert. Dégagée de toute circulation, la moindre rue paraît un boulevard. Au 7e étage de l'immeuble de France Inter, avenue du Général-Mangin, "le bocal", cœur de la rédaction, rassemble autour d'une table une poignée de "matinaliers" réveillés deux heures plus tôt. L'équipe du "7-9" feuillette les journaux sortis des presses, tout en jetant un œil aux écrans d'ordinateurs où sont listés et numérotés "les sons" (chroniques ou reportages reçus la veille). Calme effervescence pour confectionner la tranche d'information la plus écoutée de France.
Passage en revue de l'actualité: SeaFrance, ouverture des soldes, l'offre de Free mobile, les 10ans de Guantanamo, les primaires américaines, la suite de la controverse sur le quotient familial, le Rwanda, J. Edgar de Clint East-wood… Les responsables des divers journaux, Mickaël Thébault, Hélène Roussel, Laurence Thomas, négocient l'octroi des "sons" qu'ils ont écoutés et qui ne pourront figurer que dans une édition. D'anecdotes en commentaires, l'exercice tourne à la gentille foire d'empoigne. En aparté, Laurence Thomas, chargée du journal de 7h30, résume: "Le 8 heures, le plus prestigieux, se sert, puis le 7heures, enfin le 7h30."
Le cahier des charges de la "société nationale de programme en charge de l'audiovisuel extérieur de la France" (AEF), résultant de la fusion de Radio France Internationale et France 24 a été publié jeudi au Journal officiel.
La fusion de RFI avec France 24 avait été suspendue le 16 janvier par la cour d'appel de Paris, en attendant la communication de ce cahier des charges au comité d'entreprise, qui doit se tenir ce jeudi.
Ces deux entités doivent fusionner au sein de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui fédère également TV5Monde.
Cette société "coordonne une offre de services, de communication audiovisuelle et de services de communication au public en ligne complémentaires en français ou en langues étrangères, destinés au public international ainsi qu"au public français résidant à l'étranger", statue le texte.
La société devrait aussi veiller ce que soit proposée "une offre cohérente de programmes", "enrichie" par des services en ligne, dans "le respect du pluralisme et de la diversité des programmes".
"La recherche de la complémentarité entre les différents services intervient dans le respect de leur identité éditoriale, notamment lors de l'acquisition de la production ou de la conception de programmes afin de favoriser l'expression de la diversité culturelle", ajoute le décret.
Le ministère de la Culture et de la Communication avait transmis ce cahier des charges aux comités d'entreprise de France 24 et de RFI en septembre 2011, et au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) le 17 octobre 2011.
L'avis du CSA, nécessaire à la finalisation du cahier des charges, a été reçu par le ministère lundi, avec un avis "globalement favorable", selon le ministère.
© 2012 AFP
RTL est toujours en tête des radios en Ile-de-France en termes d'audience cumulée (AC) pour la période septembre-décembre 2011, mais accuse, comme au niveau national sur la période novembre-décembre, un sévère recul, selon les résultats de l'étude 126 000 Radio Ile-de-France publiés hier par Médiamétrie (nos informations du 18 janvier). La station de la rue Bayard pointe à 12,3 % d'AC, en chute de 1,2 point sur un an (-1,1 point par rapport à la vague précédente).
France Inter reste la deuxième radio francilienne, avec une AC de 11,1 %, en baisse de 0,1 point par rapport à la même période en 2010, mais en hausse de 0,6 point sur une vague. France Info, quatrième il y a un an, revient dans le trio de tête. Avec une AC de 10,7 %, la radio tout info de Radio France progresse de 0,3 point sur un an et sur une vague. Elle détrône Europe 1, qui recule de 0,4 point sur un an, à 10,1 % (+0,5 point sur une vague). RMC établit un nouveau record à la hausse, atteignant 8,7 % d'AC, soit un gain de 1,2 point en un an (+1,7 point sur une vague). Le réseau France Bleu gagne 0,4 point, à 1,7 % (stable sur une vague).
NRJ, à 7,2 %, toujours deuxième derrière Skyrock
Chez les musicales, Skyrock pointe à 8,8 %, en hausse de 0,3 point sur un an (-1,5 point par rapport à la vague précédente). Elle devance NRJ qui, avec 7,2 % d'AC, progresse de 0,6 point en un an (+0,5 point sur une vague). Nostalgie et Rire & Chansons sont à égalité, à 4,7 %. Mais la première perd 0,1 point par rapport aux vagues précédentes tandis que la seconde progresse de 0,6 point sur un an et de 0,8 point sur une vague. Fun Radio, à 4,4 %, gagne 0,3 point sur un an, mais recule de 0,2 point sur une vague. RFM pointe à 3,8 %, en recul de 0,3 point sur un an (+0,2 point sur une vague). RTL2, à 3,3 %, perd 0,1 point (+0,2 point sur une vague). Elle est au même niveau que Chérie FM, qui chute de 1,1 point sur un an et de 0,9 point sur une vague.
L'AC de Radio Classique s'établit à 3,5 %, en recul de 0,6 point par rapport à l'automne 2010 (stable sur une vague). Sa concurrente France Musique pointe à 1,4 %, stable sur un an. France Culture recule de 0,1 point, à 2 % (-0,2 point sur une vague). RFI est à 1,6 %, stable sur un an (+0,1 point sur une vague).
Du côté des radios locales, Radio Latina affiche 3,8 % d'AC (+0,5 point sur un an), devant Ado FM (3 %, -0,5 point) et Ouï FM (2,7 %, -0,3 point).
L'enquête a été menée du 29 août 2011 au 1er janvier 2012, auprès de 7 042 personnes âgées de 13 ans et plus.
Liées aux radios d’État à leurs origines, puis progressivement décentralisées, les radios communautaires africaines sont devenues le média de ceux que beaucoup appellent les “sans voix”. La récente réussite de certaines d’entre elles, ainsi que l’intégration progressive de nouvelles technologies de l’information et de la communication dans ces pratiques radiophoniques nourrissent aujourd’hui l’espoir de leur participation active au développement du continent. Contre vents et marées.
Une finalité plus sociale que commerciale
La radio, on le sait, est incontestablement le média le plus répandu sur le territoire africain : les transistors, qui peuvent fonctionner à piles ou à l’énergie solaire, restent peu coûteux pour les populations et donnent la possibilité aux plus petites communautés rurales d’avoir un accès à l’information. Dans le même temps, le nombre important de radios communautaires sur le continent permet d’en couvrir une immense partie, même si leurs transmetteurs ne diffusent souvent qu’à quelques kilomètres. Aujourd’hui, même si le taux de pénétration d’internet sur le continent, et à fortiori au sein de ces radios reste très faible, l’évolution technologique en cours laisse supposer une indiscutable progression de ce média à travers le continent dans les années à venir. Employé pour la recherche d’information, le web pourrait notamment octroyer aux journalistes et animateurs un gain de temps et une importante variabilité des sources, à l’image du réseau de radios communautaires sud-africaines SACRIN, connecté à internet depuis le début des années 2000.
Non lucratives et poursuivant un objectif de transformation sociale, les radios communautaires prennent souvent l’aspect d’un outil pédagogique au service des populations. Plusieurs centaines de ces radios émettent à l’heure actuelle des contenus extrêmement diversifiés : musique, actualité, ou encore conseils pratiques pour toutes les questions touchant à la vie quotidienne des membres de la communauté d’auditeurs, sont diffusées sur les ondes locales, voire, micro-locales du continent africain.
Contemporaines de l’émergence d’une nouvelle problématique liant démocratie, participation des populations et expansion économique, les radios communautaires apparaissent en Afrique au cours des années 80. Ce type de radio est généralement créé et animé par des membres de la communauté à laquelle les programmes seront destinés. Dès lors, la radio appartient à cette communauté, et lui donne la possibilité de faire quelque chose pour elle-même, en permettant aux auditeurs de s’exprimer à propos de toutes les questions qui les concernent.
