"Pas content, Jacques Weber"
Ce sont par ces mots que le journaliste de Radio France Alsace ouvre le reportage de ce 14 juillet 2003 (repris par France Info).
S'il n'est pas content, Jacques Weber, ce n'est pas parce qu'un alicament n'a pas baissé drastiquement son taux de cholestérol. Car ce n'est pas le même. Le même Weber.
Non, celui dont il est question aurait "détourné le tir visant le président de la République (Jacques Chirac), l'an dernier (2002), lors du défilé du 14 juillet, sur les Champs-Elysées".
Le reportage indique même que Jacques Weber (notre photo très alsacienne) infirmier psychiatrique de son état "a sauvé le président."
C'est bien mignon, sauf que, désolé, ça ne s'est pas passé tout à fait comme ça, les gars.
Effectivement, le 14 juillet 2002, un homme va tirer sur le "président Chirac". Cet homme s'appelle Maxime Brunerie. Armé d'une carabine 22 long rifle (achetée le 6 juillet 2002 à Corbeil-Essones) il tire une fois. Mais ce n'est pas Jacques Weber seul, qui va le désarmer et le neutraliser.
En réalité, ils seront cinq à s'y mettre :
Jean-Charles Quazana, Manuel do Nascimento Goncalves, Eric Legros, Jacques Weber et Mohamed Chelali.
Mohamed Chelali qui, sur son site internet, raconte comment ça s'est passé :
« M. Chirac passait dans son command-car lorsque j'ai senti un mouvement de foule. J'ai alors vu, à deux ou trois mètres de moi, un homme en train de viser le président. Un voisin a frappé la main du tireur tandis que j'agrippais une partie de l'arme, dont une pièce métallique est tombée. Un troisième a maintenu le fusil par le haut. Le jeune homme refusait de lâcher son arme et ne parlait pas. On tenait sa carabine tandis qu'un autre le maintenait par le cou. Les gens criaient : Police, police ! Des CRS sont arrivés et ont ceinturé puis menotté le jeune homme avant de l'emmener. »
![]() | 2003 - 14 Juillet - Radio France Alsace - Jacques Weber N'est Pas Content (Eldoradio.Fr) PLAY PAUSE STOP SLIDER | 2:00 min | ![]() ![]() ![]() 0 ![]() 1 |
