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Eldoradio - La chronique de Philippe Sage - Podcast

Les 20 Ans De Radio Campus

1969-La_radio_de_tous_ceux_qui_sont_sur_le_campusAnnappes, tu situes ? … Non, dis-tu ? … Normal, ça n’existe plus.

Pourtant c’est dans ce bourg du nord de la France qu’elle est née, Radio Campus.
C’est extraordinaire, non ?
C’te radio « pirate », or donc « illégale », aura survécu à tout, y compris à son village, Annappes, qui, le 25 février 1970, par fusion administrative deviendra : Villeneuve d’Ascq (aujourd’hui fleuron du basket féminin).

Oui, elle a tout passé, Campus, les descentes de police, de CRS, les autorités, tout ! Est-ce parce qu’elle n’était ni verte, ni rouge ? Est-ce parce qu’elle n’était qu’estudiantine ?
Pourtant, elle s’en défend ou démarque, ah non, malgré son nom de Campus, elle n’était pas, faut-il l’en croire, la radio des seuls étudiants, non, c’était juste et simplement une radio. Une amoureuse des Caroline et consorts.
Bref, une pionnière.

Campus est donc née de nulle part, un jour de printemps (1969) parce qu’un fou de radio, de bidouille (Christian Verwaerde) l’avait décidé. L’a bricolé un émetteur avec rien ou si peu. En farfouillant dans un vieux téléviseur. Véritable MacGyver avant l’heure … Et v’là qu’avec cet échafaudage de fortune, il arrose non un campus, mais un vrai champ de betteraves ... 20 mètres, pas plus !
En 1974, il émettait jusqu’à 4 gros kilomètres.
C’est frais, rock, spontané.

Pendant c’temps, à Paris, ça tangue, ça bouge, ça pirate copieux. Elles sont vertes, elles sont rouges, elles dérangent. Le monopole, Et vlan, c’est la chasse !
Campus se retrouve dans la nasse. Mais elle tient. Encore. Toujours … Oh, c’est pas une partie de plaisir – quoique ! – y’a des roulis, de la houle, faut savoir naviguer, déménager le bateau, l’émetteur, dans la seconde, seulement voilà, le pouvoir, le giscardien, y met le paquet, DST et tout le toutim, et ça y devient fort compliqué … 1977, c’est même plus de l’ordre du chat et de la souris, c’est le Far-West ! Campus, comme les vertes, les rouges, se fait indienne. C’est la guerre. Celle des ondes. Mais elle tient. Encore. Toujours. Et, hop-là, v’là qu’y rapplique, le sésame, autrement dit l’autorisation, et avec le Graal, la divine fréquence (1er octobre 1983).

Quand on passé tout « ça » et comment ! on peut le fêter. Haut et en couleur ! 20 ans (ici, en extraits) ! 1969/1989 !
Bravo les gars !
Z’avez gagné (notre respect) …



Supernana et le « Double » de Marie-France Cubadda

SupernanaMa question va vous sembler étrange – mais de toutes les façons, autant vous prévenir, l’étrange est, ce jour, au rendez-vous ! Mais pas l’étrange à la petite semaine, non-non ! L’étrange de compète, celui qui nous dépasse, qui repousse sévère les limites ! – oui, disais-je, ma question va vous paraître fort étrange, mais vous souvenez-vous de Marie-France Cubadda ? ... Non, parce que c’est très important ! Enfin, ça peut aider, quoi …

Pour ceusses qui l’auraient oubliée – ce qui ne serait pas très charitable – Marie-France fut le premier journaliste de sexe féminin à présenter le JT de 20 heures sur TF1. Ensuite de quoi, elle migra sur feue La Cinq, pour finalement atterrir en Nouvelle Calédonie, plus précisément à RFO.

Mais pourquoi, me direz-vous, évoquer mâme Cubadda ?

Oh, parce que Dominique-36 ans, auditrice de Skyrock cuvée 1992, se plaignit de subir « des malaises épouvantables » suite à « une histoire » avec ladite journaliste ce qui suscita l’hilarité générale de l’équipe de Ciel, Mon Rock, équipe conduite par la gouailleuse (et tout aussi feue que La Cinq) Supernana (notre photo).

Certes, en esgourdant ce son de l’étrange, on peut se demander, et en toute légitimité, de quelle Sainte-Anne ou de quel Centre Saint-Paul s’est échappée Dominique-36 ans (qui, en outre, précise bien qu’elle ne « plaisante pas ! ») tant ce qu’elle raconte est - au minimum – inquiétant, mais ... pas le temps,  voilà déjà qu'il nous emporte, le rire. Sauf que, là itou, c’est un rire … étrange.
Je veux dire qu’on n’y rit pas de bon cœur, comme l’on dit. Y’a comme une gêne qui nous saisit et encombre. Quand bien même Supernana nous le rendrait – ce probable rire - moins honteux notamment par cet échange simple, efficace et assez irrésistible :

Supernana : Et … Et à part ça ?
Dominique : Ben, c’est tout …
Supernana : C’est déjà bien, remarque !

Ne croyez pas que je sois un sale conservateur de type néo-libéral, rabat-joie de première ou que la vieillesse me gagne à me bouffer jusqu’au trognon, mais, me semble-t-il, c’est moins le rire qui prime que le malaise.
Oh, je ne dis pas que je n’ai point ri ni souri, mais, allez savoir pourquoi, je n’en étais pas fier comme Artaban. En clair, c’était plus une grimace qu’autre chose que me tirait cette séquence.
Mais je conçois très bien, ah si, que ça puisse faire rire. Pour autant, je ne peux m’empêcher de penser qu'or donc, dans ce cas, ce serait – comment dire ? - … étrange !
Ou, comme le souffle Dominique : « assez inexplicable ».



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